2006 : Taramast Inf, In Melou dans l’Attakor et l’intégrale d’El Ghessour

Réalisés en Nov 2006 par M.Dubourdieu, H.Santschi, G.Vincent et P.Gimat

Canyons d’Essendilène  Tassili N’Ajjer

19.11.06   […] Otman et moi-même sommes partis dans l’impressionnante gorge dominée par de vertigineuses aiguilles. Au fond du cirque final nous découvrons la guelta, dont j’ai entendu parlée ; c’est une grande marmite. En amont de celle-ci il semble y avoir un défilé profond et sombre. Je comprends alors, presque inconsciemment qu’il y a là un grand « canyon » !!!

Par une escalade, rive gauche, j’atteins un col qui sera sans doute notre passage pour atteindre le haut du canyon

[…] 20.11.06 (d’après le carnet des sables de Dom) […]

Départ du campement vers 8h00, nous remontant l’oued d’Issendilène. L’escalade vers le col reconnu par Patrick donne accès à un grand oued. L’entrée de la partie finale est à gauche.
Mais le but de la journée est de trouver le début du canyon pour en ouvrir l’intégralité.  » Ce petit final de 500 m semble avoir peu de dénivelé : ce sera rapide ! Gardons pour l’a-m.  »

Eghari Oua-n Essendilène sup        

exploré par Martine Dubourdieu, Sandie Salomon, LorraineVan Hoorne, Pascal Badin, Dominique Lepas, Hervé Santschi, GuyVincent & P.Gimat,


Le groupe remonte donc l’oued entre deux hautes parois durant une demi-heure. Celui-ci se rétrécit rapidement. De toutes parts jaillissent des aiguilles vers le ciel. Les parois de plus de 200m se resserrent encore pour former d’immenses estrechos aux biefs presque asséchés : nous imaginons ce canyon avec de l’eau !!!

Le bruit de nos pas fait détaler un mouflon qui buvait. Notre exploration est stoppée par une grande marmite et un surplomb de 18m.
Guy a trouvé une faiblesse dans la paroi ; il a franchi un surplomb délicat et exposé qui semble ouvrir la voie vers le haut des falaises. Décision collégiale, Pascal et moi le suivons pour explorer l’amont du canyon ; les autres redescendent pour découvrir la faille finale et l’équiper… Progression sur un plateau lunaire ; désescalade facile pour retrouver l’oued ; remontée sur 1 km biefs asséchés ; la  » tête d’Essendilène  » est atteinte […]

Eghari Oua-n Issendilène inf

20 et 21 nov. 2006 S. Salomon, L.Van Hoorne, P.Badin, P.Gimat, D.Lepas, H.Santschi, G.Vincent

(Pat)

[…] Nous sommes maintenant en contrebas du col. L’oued s’engouffre dans une longue gorge sombre. Etrange ! Au bout de 150m il semble que nous remontions. Erreur ; une étroite ouverture s’ouvre dans la haute paroi de gauche et donne accès à un impressionnant défilé où s’enchaînent une série de marmites aux formes parfaites. Nous franchissons les premières, mais bien vite il faut revêtir nos combinaisons. Au moyen d’une corde, je fais descendre mes compagnons un ressaut de 10m, vers une profonde marmite en forme de haricot. J’ai déjà dévalé la moitié de l’obstacle et m’apprête à sauter quand un cri me stoppe dans mon élan.

 » Ne tire pas la corde ! Il y a un lac ! ?? » J’installe l’ancrage et rejoins mes amis. Une merveille de la nature m’apparaît alors : une marmite géante parfaite, surplombante de toutes parts. Et son seuil est bien plus haut que le niveau de l’eau ! Malgré le choc de notre découverte, je place l’amarrage […]

(d’après Dom)

[…] nous pensions être en retard mais tout le monde attend au premier rappel. Patrick est juste un peu plus bas ! Bizarre ! Un problème ? Un doute nous envahit. Martine de retour, nous explique ce qu’elle a vu.  » Une marmite piège ! Géante ! Un lac !!!  » Pascal et moi trop curieux enfilons les combis. La 1ère marmite passée voilà le piège. Du jamais vu de ma petite vie de barranquiste. Entre 25 et 30 m de diamètre, un rappel de 10 m pour descendre dans l’eau et un mur surplombant de 5 m pour en ressortir. Pascal sonde, je saute. Quelle impression de profondeur ! Epoustouflant. La paroi lisse ne permet pas l’escalade, sauf en artif. Tandis que je nage verticalement, Pascal s’assoit sur un de mes genoux fléchis. Par cet effort commun nous parvenons à placer un premier spit dans le grès. Pendant que Pascal plante le second, je remonte sur les cordes en place jusqu’à l’entrée. Mes compères me suivent. Juste à temps, il est 18h, la nuit tombe. Au camp, autour de la soupe les idées ne manquent pas. Et si on ne pouvait pas en sortir ?

Le 21. La nuit n’a pas altéré notre détermination de traverser cette faille, qui de ses 500m, nous nargue. Nous décidons d’équiper tous les obstacles au cas où. Six spits pour s’extraire du lac. Escalade acrobatique pour sortir de la 2ème. La trois nous oblige à sortir marteau et spits. La suivante, par chance est ensablée. Je n’ose pas l’imaginer en eau. Mais maintenant voici la perle : toujours un piège, et la sortie de la marmite est cette fois 6m au-dessus du niveau de l’eau. Guy s’aide d’une écaille pour planter le premier spit. Pascal valeureux chevalier va planter les 6 autres. La technique est parfaite, seule la fatigue se fait sentir. Une heure trente d’effort pour atteindre le sommet de la vasque et deviner enfin la sortie. Une heure plus tard tout le monde se retrouve à la guelta des touristes! Nous avons du mal à réaliser notre découverte. Nous votons à l’unanimité qu’Essendilène est un des plus beaux canyons qui soit, digne de Mascun ou Malacara (Brésil) […]
Ca y est ! Le rêve et la réalité se sont mêlés.

Canyons du Tadrar Secteur Tin Abadhen

Exploration du 23 au 26 novembre 2006

Ouverture de 6 canyons où se mêlent des grès et des sables multicolores. 5 canyons ouverts avec des rappels maxi 40m, des marmites pièges.

Un peu plus d’ampleur dans le canyon de l’éléphant, et surtout découverte d’une gravure rupestre d’éléphant qui a donné son nom au canyon.